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Fenty beauty by Rihanna ou la reine des carnations

Cela n’a échappé à personne Miss Rihanna a sorti sa marque de cosmétiques et le monde de twitter est parti en feu. Il faut dire que la belle a mis le paquet, une pléiade de mannequins toutes aussi belles que différentes (une mention spéciale pour celle aux dents du bonheur, elle est magnifique). Bref, une pub rafraîchissante qui a mis tout le monde d’accord à commencer par les consommatrices happées par l’énergie positive que dégage cette campagne publicitaire.

Bien évidemment, certaines regretteront l’absence de mannequin un peu plus en chair. Pour sa défense, j’avance qu’un créateur créé en fonction de son image et que les mannequins grandes tailles ont indiscutablement été fortement représentés par les médias à comparaison aux mannequins noires, asiatiques et musulmanes. Grâce notamment à Beth Ditto, la chanteuse du groupe Gossip et Ashley Graham, dénommé la Marilyne des temps modernes. Aussi, plus que la lutte contre l’hyper minceur cette campagne met l’accent sur les différences de carnation.

Dans la foulée de Fenty, Queen Bey, présente à son tour la campagne pour sa marque IVY Park et bis répétita, un coup de poing au standard avec la présence notamment d’un mannequin transgenre.

Il est important de noter l’élégance esthétique de ces campagnes qui ne laissent rien au hasard pas de place à la facilité ni au réchauffé souvent servi par les courantes marques. La volonté est claire : transmettre un message vecteur de positivité.

Peut-on parler d’un tournant ? Non.

A en croire les réseaux sociaux les grandes marques ont elles aussi ressorti des photos de pub avec « leurs » mannequins noires. Une manière très indélicate pour profiter du buzz autour des carnations foncées qui sont en rupture de stock. Indélicates ? Oui, sans nul doute, aucune subtilité et d’une profonde inélégance qui met l’accent sur le mépris sous jacent du secteur.

Mais alors pas de tournant du tout ? Non, vraiment pas.

Comme je l’ai dit plus haut un créateur créé à son image et l’image de la mode est « absolut control freak » traduire par « aucun écart n’est autorisé ». L’image de la femme « mode-couture » est liée à celui qui l’habille tant que le regard de ce dernier continuera à voir dans la femme un objet sans vie, celle-ci ressemblera toujours à une tige sans sève dénuée de toutes expressions, l’antithèse même de ce qu’est un être : à savoir source de vie.

Dans ces dernières campagnes, on remarque, l’expression des visages, des corps une communication piquante qui ne laisse personne indifférente. Mais, pour rappel, les mannequins ne sont pas là pour marquer, mais pour vendre des produits, nul ne doit s’attarder sur elle, seul compte la robe ou le rouge à lèvres. Donc, non, ce n’est pas près de changer car plus on parle du modèle, moins on parle du produit, donc du créateur. CQFD.

Ici, on parle de deux immenses célébrités avec une base d’admirateur très large. Elles ont pris le problème dans le bon sens, plutôt que d’attendre que l’on propose autant faire les choses soi-même.

Seule ombre au tableau, la distribution. Car si produire est un métier, distribuer en est un autre. Le nœud se situe au niveau de la chaîne de distribution qui elle est un entonnoir.

Je vous laisse à votre imagination pour révolutionner cela.

 

Par Hélène 2.0

 

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