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Religions traditionnelles africaines

Les religions traditionnelles d’Afrique noire

Les religions traditionnelles africaines concernent les peuples
de l’Afrique subsaharienne. De tradition orale, elles sont très anciennes et, malgré la pénétration de l’islam au VIIème siècle et du christianisme au XIXème siècle, elles demeurent ancrées dans les mentalités et continuent d’influencer la pratique religieuse. Chacune d’elles est liée à un peuple ou à une ethnie comme les Dogon du Mali ou les Yoruba du Benin… Malgré la grande diversité de ces traditions liée aux multiples ethnies africaines, ces religions traditionnelles ont quelques caractères généraux fondamentaux en commun.

L’animisme

Tout ce qui existe, êtres animés ou inanimés, est habité par une âme, un esprit et une force vitale. L’homme fait corps avec la nature et se sent en communion avec l’invisible que sont les ancêtres, les divinités, les esprits et les puissances spirituelles de l’univers. Le sacré imprègne toute son existence et, par le culte, les chants les prières, les danses, l’homme cherche à se concilier et à capter la force vitale du cosmos pour maintenir l’ordre du monde et garantir sa prospérité.

Un dieu créateur et des divinités

Les religions traditionnelles croient presque toutes en l’existence
d’un Dieu suprême, unique, éternel et créateur du monde, mais qui n’intervient pas dans la vie des hommes. De ce Dieu suprême émanent des divinités de la nature (eau, terre, volcan, rocher, animaux…).
C’est vers ces dernières que les hommes se tournent pour obtenir protection et intervention dans la vie terrestre. Ces divinités sont proches des ancêtres défunts. Elles sont représentées par des statues et des masques. Leurs histoires est racontée, parfois chantée, par des poètes appelés griots.

Après la mort physique, l’individu rejoint

le règne des esprits, lequel n’est ni enfer
ni paradis, mais un espace parallèle très proche de celui des vivants où l’âme continue d’évoluer au gré de ses qualités bonnes ou mauvaises. L’important est qu’elle ne soit pas oubliée du monde des vivants et qu’elle accède au rang des ancêtres de la famille
ou du clan. L’ancêtre, considéré comme l’intermédiaire entre les vivants et la divinité, est consulté et honoré à maintes occasions, participant à la vie quotidienne et présidant les rites religieux sous la forme de masques mais aussi de reliquaires. Les esprits des ancêtres veillent ainsi sur leurs descendants à condition d’être bien traités donc honorés.

Les rituels

Les rites religieux individuels sont quotidiens. Le cultivateur invoque la terre avant de la travailler. Pour conjurer le mauvais sort, les hommes et les femmes portent des gris-gris, des amulettes fabriquées par des sorciers. Ils consultent le devin pour obtenir une réponse à une question ou interroger l’avenir. Bien sûr, chaque étape de la vie est marquée par un rituel qui aide les hommes et les femmes lors de moments importants comme la naissance, le mariage, la moisson, la chasse, la mort…

Le rite d’initiation est le rite d’intégration dans la communauté, il passe par des épreuves physiques et symboliques. A la puberté, les jeunes garçons sont initiés dans la brousse ou dans la forêt par des adultes qui les encadrent pour leur transmettre les

repères de la vie morale, l’explication des rites communautaires et parfois aussi le sens de l’existence. Les jeunes devront montrer qu’ils résistent à la douleur en subissant la circoncision.

Les secrets du groupe ne sont révélés qu’aux initiés : ils concernent les dieux, mais aussi des techniques, des savoir-faire. Ainsi, après l’initiation des adolescentes, les femmes mûres leurs révèlent les secrets de la maternité.

La fin de chaque rite est marquée par de grandes fêtes, lors desquelles on utilise les statues et les masques des ancêtres pour communiquer avec eux. Les initiés doivent pour cela cesser d’être des êtres humains “ordinaires” pour être entraînés hors d’eux- même par une exaltation qu’ils considèrent comme surnaturelle, la transe. Lorsque la divinité prend possession de la personne qui est en transe, celle-ci devient possédée et a des comportements extraordinaires.

Ces initiations, qui déterminent la place de chacun dans la société, sont très présentes encore aujourd’hui.

Les cérémonies funéraires constituent aussi un rituel d’une grande importance. Sans ce rituel, l’âme du défunt, condamnée à errer parmi les vivants, devient une menace pour les familles. Il s’agit, grâce aux masques, aux danses et aux musiques, de canaliser les âmes et de les accompagner vers le monde des ancêtres. Par l’intermédiaire d’objets symbolisant la figure de l’ancêtre, il s’agit d’intercéder avec le monde invisible pour qu’il agisse de manière bénéfique sur le monde des vivants.

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Source : Musée

#blackinthecity

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